Facebook Pixel Un monstre peut en cacher un autre - Conte & histoire audio de monstres pour enfant à écouter

« Un monstre peut en cacher un autre » – Conte & Histoire audio pour enfant

Pendant tout l’été, Epopia (en partenariat avec le podcast « les p’tites histoires ») vous propose une série de 8 histoires et contes audio pour enfants ! Découvrez ci-dessous le podcast « Un monstre peut en cacher un autre » suivi de l’histoire au format texte.


Le concept Epopia

Epopia fait lire et écrire les enfants, de 5 à 10 ans, à travers des aventures par correspondance postale, dont ils sont les héros ! Partagez le goût de l'écriture et de la lecture avec votre enfant et vivez ensemble une histoire formidable !

Découvrir le concept

Synopsis : Nao, Myrtille et Barnabé sont invités à découvrir le secret du château de Mortefrousse. Mais au cours de la visite, Barnabé puis Myrtille disparaissent. Nao Parviendra-t-il à affronter ses peurs et sauver ses amis ?

Nao, Myrtille et Barnabé vivaient dans un immeuble pareil à cent mille autres, à une exception près : ses couloirs étaient parcourus de portes magiques qui s’ouvraient sur d’autres mondes. Des mondes qu’ils étaient sur le point de découvrir…

Nao et Barnabé s’ennuyaient dans la boutique de Mme Bilboquet quand Myrtille entra, excitée comme une puce :
– Les gars, écoutez ça, c’est une lettre de Framboise, ma tante fana de légendes ! Elle écrit :
Ma chère Myrtille, j’ai passé quelques temps à étudier la légende du château de Mortefrousse et je crois que j’ai découvert son secret ! Venez me rejoindre, toi et tes amis vous serez les premiers à le partager avec moi !
Framboise.

– C’est chouette, non ? C’est une super occasion, on va découvrir une légende avec Framboise ! ajouta Myrtille.
– Ben ouais carrément, répondit Barnabé.
– Oui enfin bon, moi, les vieux châteaux, ça me donne la frousse. Il y a plein de toiles d’araignées, ça craque de partout et avec un nom pareil, je suis sûr qu’il est hanté… tempéra Nao.
– Oh arrête de jouer les froussards, Nao ! Déjà, Framboise sera avec nous. Ensuite, les fantômes, en général, ils sont gentils. Et puis, tu n’as pas envie de connaître le secret, toi ? Alleeeeez, ne fait pas ta mine de hibou ! insista Myrtille.

Après un long débat, Nao finit par accepter et nos trois amis passèrent la porte magique menant au château de Mortefrousse. Pour Nao, il était lugubre :
– Brrr, ben, il n’est pas très accueillant ton château, Framboise. Il fait tout sombre et il est tout poussiéreux. Et puis…
Framboise le coupa d’un éclat de rire et lui dit :
– C’est normal, ce château est abandonné depuis des centaines d’années, mais avec moi, tu ne crains rien, j’en connais tous les recoins ! Enfin presque !
Nao n’était qu’à moitié rassuré.

Framboise reprit, devant le portrait d’un homme très distingué portant une broche en forme de papillon :
– Voici le fameux Comte de Mortefrousse. Il était réputé pour sa grande collection des papillons. Malheureusement pour lui, cette passion l’a ruiné et il a perdu son château. Et c’est là que commence la légende : on ne les a jamais retrouvés, ni lui ni sa collection. Et moi, en étudiant tous les documents de la bibliothèque du château, j’ai compris que le Comte avait une pièce secrète. Je pense savoir où elle est. Vous serez les premiers à la visiter avec moi, pile le jour de son anniversaire. C’est rigolo, non ?

À cet instant, toutes les lumières s’éteignirent.
– Oh non, s’écria Nao, je vous l’avais dit, les vieux châteaux, il y a toujours des trucs pas possibles qui s’y passent !
– Calme-toi Nao, le rassura Barnabé, ce sont sûrement les plombs qui ont sauté. C’est vieux ici, hein, Framboise ?
– Attendez, je vais faire de la lumière, dit Myrtille, Bradacadabrouille lampetorchouille !
Une faible lumière jaillit de son pinceau magique, mais elle était suffisante pour voir que Framboise n’était plus dans la pièce.
– Oh non, répéta Nao, Framboise a disparu, à tous les coups elle s’est fait enlever par un monstre ! Il faut aller chercher de l’aide ! et il se précipita sur la porte d’entrée… qui était bloquée. Il paniqua encore plus.
– Nao, calme-toi ! Réfléchis : si la porte est fermée, c’est que Framboise est quelque-part dans le château, elle est sûrement en train de chercher les fusibles ! expliqua Myrtille.

Barnabé ajouta
– Ben, elle est forcément passée par cette porte, là. Elle est ouverte.
Nao répondit, tout pâle :
– Ouais, mais il fait super tout noir ! À tous les coups, ça va être plein de sales bestioles !
– Nous on va la chercher mais si tu veux, tu peux nous attendre ici… tout seul ! le nargua Myrtille.
– Heu, non, non. Je pense que si on reste groupés, on aura plus de chances de la trouver, se rassura Nao.
Barnabé reprit :
– Myrtille, passe devant avec ta bougie.
– C’est une torche ! lui rétorqua-t-elle.

Ils descendirent une volée de marches et arrivèrent dans une petite pièce sentant le moisi. Myrtille appela :
– Framboise, tu es là ?
Pas de réponse. Elle s’avança, Barnabé à sa suite et Nao collé à lui, tout tremblant.
– Vous êtes fous ! C’est plein de mon… de mon-monstres, là ! Vous ne les voyez pas ?
– Quoi ? Mais non, y’a pas de monstres. Ça n’existe pas les monstres. Ou alors dans ta tête…

Peut-être, mais Nao les voyait bien, lui, les monstres, dans les recoins de la pièce. L’espèce de truc mou et gluant, sur sa gauche. Ou l’autre machin avec des cheveux en forme d’épines sur sa droite. Myrtille, elle, continuait d’avancer en silence, son « pinceau-torche » devant elle. Nao se figea sur place : elle tendait sa main libre droit dans la gueule d’un monstre pleine de dents rouges et blanches !
– MYR…
Trop tard. « CLAC ! »

Elle venait d’enclencher un levier et la lumière s’alluma. Ils étaient dans une cave. Nao constata que Myrtille n’avait pas mis la main dans la bouche d’un monstre à dents rouges et blanches. C’était la boîte avec les fusibles. À sa gauche, pendait une vieille cape de pluie et à sa droite un râteau tout rouillé.

– Tu vois bien, pas de monstre, Nao, lui dit Myrtille. Nao dût reconnaître qu’elle avait raison. Mais il ne put s’empêcher de penser que les monstres s’étaient cachés derrière ces trois objets à cause de la lumière. Dès qu’il ferait noir, ils ressortiraient.

Il fut coupé dans ses pensées par Myrtille qui s’exclama :
– Hé mais c’est quoi ce truc gluant ? Il regarda par terre, aux pieds de son amie. Mais, c’est une trace de fantôme ! s’exclama-t-elle. Barnabé, je crois que Nao a raison. Ce château est hanté. C’est certainement le fantôme du Comte qui a enlevé Framboise, tu ne crois pas ? Barnabé ?
Myrtille et Nao se retournèrent et constatèrent la même chose : Barnabé avait disparu…

Nao paniqua :
– Oh non, mais c’est pas vrai ! Myrtille, on va tous disparaître ! Le fantôme du Comte va nous jeter aux monstres !
Myrtille, étrangement calme, le regarda droit dans les yeux :
– Nao, doucement sur les monstres. J’ai besoin que tu m’aides, là. C’est sans aucun doute le fantôme du Comte qui tient nos amis et je t’ai déjà dit qu’en général les fantômes sont gentils. Il doit avoir une bonne raison de les avoir enlevés. Il les a certainement emmenés dans sa cachette secrète. Il faut la trouver. Framboise a parlé de la bibliothèque, commençons par là ! Et elle entraîna Nao à sa suite.

Il était plus facile de se repérer et de se déplacer dans le château tout éclairé. Nao se sentait plus rassuré, aussi. Et de toute façon, avec Myrtille qui avançait à grands pas dans les couloirs, ouvrant chaque porte, il n’avait pas trop le choix. Après avoir fouillé tout le rez-de-chaussée, elle emprunta un escalier :
– La bibliothèque doit se trouver là haut.

Nao la suivit et, malheureusement pour lui, l’escalier était très mal éclairé. De grandes ombres monstrueuses dansaient le long du mur, à l’étage.
Il y avait au moins deux monstres qui se cachaient là. Il les devinait parfaitement : l’un avec une tête pleine de tentacules, comme une pieuvre, et l’autre, avec trois cornes sur la tête.
– Heu Myrtille, tu veux vraiment monter ? Y’a, y’a des monst… Mais elle enjambait déjà les marches quatre à quatre, droit dans la gueule du loup. Il la vit tourner en haut des marches. Il ferma les yeux de peur et s’attendit à un cri.

– Bon, ben tu montes ou quoi ? lui dit Myrtille du haut de l’escalier.
Nao rouvrit les yeux. Myrtille le regardait, penchée au-dessus de la rambarde. L’escalier était allumé et les monstres avaient encore une fois disparu ! Myrtille était une sacrée magicienne ! Il la rejoignit :
– Tu as fait comment pour éliminer les monstres ?
– Quoi ? Quels monstres ? Je suis juste montée et j’ai allumé la grande lumière à la place de cette petite lampe, là !
Nao jeta un œil et comprit : la tête pleine de tentacules, c’était l’abat-jour de la lampe avec ses grandes franges. Le monstre à cornes, c’était ce chandelier, là. Les monstres ne se cachaient pas derrière les objets, mais dans leurs ombres. À présent, il en était sûr !

Conte & histoire de monstre audio à écouter

Il voulut partager sa découverte avec Myrtille mais elle avait déjà pénétré dans la bibliothèque :
– Cherche tout ce que tu trouves sur la légende du Comte !
Elle attrapa un livre. Nao se lança à son tour. Après ce qui lui parut une éternité, il trouva enfin :
– J’ai quelque chose, écoute ça ! Le Comte faisait de la magie noire ! Avec cette magie, un fantôme peut revenir à la vie en se nourrissant de la peur des gens, qui deviennent à leur tour des fantômes. Mais il ne peut le faire qu’une fois tous les 7 siècles, à sa date de naissance.
Il déglutit.
– Moi, ça y est, j’ai trouvé sa cachette !
Myrtille claqua un livre puis se dirigea vers une des étagères quand un gros bruit se fit entendre au-dessus d’eux. Nao leva la tête puis se retourna pour parler à Myrtille. Elle avait disparu…

Il l’appela, sortit dans le couloir, l’appela de nouveau, regarda dans l’escalier, revint dans la bibliothèque, toujours en criant son nom. Il en avait mal à la gorge. Il était tout seul, dans ce château hanté pendant qu’un fantôme fou se nourrissait de la peur de ses amis. Il allait peut-être même les transformer en fantômes ! Et bientôt ce serait à son tour.

Il fallait qu’il les aide, tout comme Myrtille l’avait fait pour lui en chassant les monstres avec la lumière. Elle était sacrément douée. Elle avait même trouvé où était la pièce secrète. Mais oui ! C’était ça ! Elle allait vers cette étagère. Qu’est-ce qu’elle voulait y faire ? Un livre tout bizarre attira son attention. Sa tranche était ornée de dessins de papillons et il semblait en bois. Nao l’attrapa et…

Un déclic se fit entendre derrière lui : une trappe s’ouvrit au plafond et une échelle en descendit. C’était la cachette, il en était sûr ! Il s’arma de courage et monta. En haut, une pièce sombre, éclairée par des torches, était pleine d’objets en forme de papillons. À cela se mélangeait tout un tas d’autres trucs et bidules abandonnés et surtout, une quantité incroyable de miroirs. Au fond de la pièce, ses amis se trouvaient attachés face à certain d’entre eux. Ils en étaient effrayés ! Derrière eux, le fantôme du Comte, nourri par leur peur, se matérialisait doucement. Nao devait agir rapidement !

Il allait se précipiter vers ses amis quand des monstres surgirent dans des miroirs tout autour de lui. À sa gauche, c’était le monstre mou et gluant de la cave ! À sa droite, le monstre aux cheveux piquants de l’escalier. Devant lui, il vit celui à la tête pleine de tentacules. Nao était paralysé par la peur. Ses amis étaient attachés et lui ne pouvait rien faire.

C’est alors que son regard tomba sur une cape de pluie, identique à celle qu’il avait vu dans la cave, et qu’il avait pris pour un monstre. « Mais oui, les monstres, c’est dans mon imagination. Ce ne sont que des objets, en vrai. Je dois associer chaque reflet de monstre à son objet pour le faire disparaître ! » se dit-il.

Il jeta la cape sur le miroir du monstre mou. Le monstre disparut et le miroir ne refléta plus que la cape. Le Comte poussa un « Non ! » involontaire. Nao avait trouvé !
Il regarda autour de lui : là, un râteau, là, un abat-jour ! Il les jeta devant les miroirs et « Non, noooon ! » le Comte redevenait fantôme ! Vite, il fallait faire pareil pour ses amis !

Barnabé, lui, regardait avec effroi un gâteau aux dents acérées. Nao prit alors une peinture d’un gâteau dont la décoration ressemblait à des dents pointues et le plaça devant le miroir. Barnabé fut libéré. Le Comte hurla encore.
Quant à Myrtille, elle se trouvait devant un miroir vide… Il réfléchit à toute allure.
– Elle se sent seule… non : elle a peur d’être seule ! Vite, mettons-nous devant le miroir ! cria-t-il en empoignant Barnabé.
Leur reflet apparut et Myrtille fut libérée. Le Comte était plus fantomatique que jamais.

Ils libérèrent enfin Framboise de sa peur de la disparition des légendes grâce à un livre de contes qu’ils placèrent devant son miroir. Le Comte avait entièrement disparu. C’en était fini de lui et de sa malédiction.

Nao avait réussi ! Il avait libéré ses amis !
– Comment as-tu fait ?
– J’ai compris qu’il faut savoir faire la part des choses ! Les monstres sortent de mon imagination alors que le fantôme, lui, était bien réel ! Je concentrais ma peur sur la mauvaise cause juste parce que j’étais effrayé par ce château !
– C’est parce que tu as réussi à affronter tes peurs que nous sommes libres et que le Comte a disparu à jamais ! Bravo Nao ! le félicita Barnabé

Suite à cette aventure, et grâce à Framboise, le château est devenu un musée où les objets les plus ordinaires comme les plus extraordinaires sont exposés. Nao, lui, quand il se sent angoissé par une situation, en parle à ses amis et, au lieu de s’imaginer le pire, réfléchit avant de paniquer. Certains visiteurs du château-musée disent que, parfois, ils entendent une voix leur chuchoter :
– Attention à ces objets, ils pourraient bien exciter un peu trop votre imagination…

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